DE LA VILLE DE PARIS.
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qu'ilz se treuvent tous avec vous demain, à six heures du matin précisement, en l'Hostel de lad. Ville, vestuz de leurs hocquetons de livrée, pour nous ac­compaigné!' à aller à Nostre Dame de Paris, et de là en l'eglise Madame Saincte Geneviefve, et de lad. eglise retourner à Nostre Dame de Paris en proces-
sion, où la chasse de lad. Saincte sera portée : si n'y faittes faulte, sur peyne de privation de voz estatz, s'il n'y a excuse legitime.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le xxini0 jour de Juillet mil v° lv. n
A esté mandé l'torches et les ciesons.
Les commissaicrier à son de tro
DCCVIIL — [Autres mandemens et mesures diverses de police.]
a4 juillet 1555. (Fol. i38 r°.)
de faire tendre et nettoyer les rues où passera lad. procession.
A esté ordonné au paveur de lad. Ville d'envoyer en dilligence faire paver lés rues et retoupper les troux qui sont au pavé de la rue Sainct Jacques et autres rues par où passera lad. procession.
DCCIX. — [Procession.]
25 juillet 1555. (Fol. 138 r°.)
Et le landemain, xxv0 jour dud. moys, mesd. S" partirent de lad. Ville à sept heures du matin, vestuz de leurs robbes my parties, et le greffier de lad. Ville, les Conseillers, Quarteniers et Bourgeois, et trois compaignons dessusd., s'en allerent en l'Eglise de Paris où trouverent la Court de Parlement et autres Cours souveraines; et de là allerent en bel ordre en l'eglise Madame Saincte Geneviefve pour faire la procession ainsi qu'il est acoustumé d'an-tienneté (1'.
Année tardive. Et allors que fut faitte lad. procession, le temps estoit et avoit esté si pluweulx que les bledz ne les vins ne povoient ineurir ; mais par la grace de Dieu et par les prieres de lad. Saincte Geneviefve, dès led. jour mesme commença le beau temps qui dura plus de quinze jours sans plouvoir, combien que le temps et toute lad. année y fut fort adonnée, de sorte qu'on ne veist jamais, de congnoissance d'homme, une année si tardive : et croy qu'il fauldra fere vendanges à la Sainct Martin.
DCCX. — Lettres du Roy à Mons' de Thou, touchant le quay Sainct Bernard.
Reçues après le 2 août 1555. (Fol. i38 v°.)
De par le Roy. Monsr le President, "Nous avons cy devant envoyé à noz trés chers et bien amez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne Ville de Paris par le contrerolleur Beauvais, mandant faire parachever dans la presente saison d'esté et avant l'iver prochain le quay par vous de nostre Ordonnance faict encommencer du costé de l'Université pendant que estiez Prevost des Marchans '2>, tant pour la commodité et aisance que
en peuvent recevoir les habitans de nostre ville (tue decoration d'icelle; aussi leur ayant envoyé autres Lettres pour pourvoir au faict des aigoustz et selon le contenu en certains rapportz et adviz atachez à iceulx'3) : toutes foys nous avons esté bien et deue­ment informez que, à l'execution de l'ung ne de l'autre faict n'a encores esté aucunement encom­mencé, combien que ce soit chose à quoy pour le devoir de leurs charges ils deussent avoir satisfaict, dont n'avons occasion de nous contenter;
O Nous n'avons rien trouvé qui ait trait à cette cérémonie dans la série des pièces qui se rapportent aux Processions et Prières publiques ( Arcluues nationales, L 475).
'2) La première pierre du quai des Bernardins fut posée par Christophe de Thou, le a3 juin 15 5 4 ; snr quoi voyez ci-dessus page 3 06, art. DLXXXII.
'3) Lettres du 2 3 mars 1554, mentionnées ci-dessus art. DIX; voir aussi à l'article DXXXVI.